Répression de la mobilisation contre la loi travail, encore et toujours

Le samedi 12 novembre, un camarade de Nuit debout Crest était convoqué à la gendarmerie de Crest dans le cadre d’une enquête pour « dégradation ou détérioration légère d’un bien par inscription, signe ou dessin ».

Son délit : au mois de juillet 2016, alors que le Gouvernement venait de faire passer la loi Travail pour la deuxième fois en force à l’Assemblée nationale, avoir inscrit sur la route, au rond-point de l’Insurgé : « 49-3 NON MERCI ».

La bonne ville de Crest, via son maire Hervé Mariton, a aussitôt porté plainte et entend se faire rembourser la somme mirobolante de 146 € dépensée pour le nettoyage de ladite inscription. Un sou est un sou.

Qu’en est-il de l’argent perdu par les travailleur.se.s grâce à la loi Travail ?

heures-sup

Qu’en est-il de leurs licenciements, d’ores et déjà facilités par la loi Travail ? Qu’en est-il de la dégradation des conditions de travail et de vie de toutes celles et tous ceux qui sont et seront impacté.e.s par cette loi ?

Aucun des responsables de l’écriture de cette loi, de sa mise en application forcée, des répressions violentes ayant engendré des blessures irréparables lors des manifestations, des prisonnier.e.s de la mobilisation loi Travail, aucun de ces responsables ne sera convoqué devant quiconque pour s’expliquer, aucun ne sera jugé.

Quant aux représentants des forces de l’ordre qui font de faux témoignages, eux non plus ne seront jamais poursuivis : https://www.buzzfeed.com/davidperrotin/manifestants-interpelles-enquete-sur-de-faux-temoignages-de

Soutien à notre camarade de Nuit debout Crest !